Depuis mes débuts en affaires, je
suis membre de réseaux de gens
d’affaires. Aujourd’hui, j’en
fréquente assidûment trois– BNI, le
Réfap et le CVAN (Canadian Virtual
Assistant Network) - parce que
chacun comble des besoins différents
chez moi et que j’obtiens des
résultats dans ma vie personnelle et
professionnelle. Voici
quelques-unes des choses les plus
importantes que j’ai apprises au
cours de ces six années de
réseautage.
1. À chaque réseau,
son réseauteur
Il faut bien choisir son réseau.
Bien que l’objectif de développer
des relations d’affaires soit le
même, les membres diffèrent, la
fréquence des rencontres et les
thèmes des rencontres varient. Les
membres qui fréquentent ce réseau
font-ils partie de ma clientèle
cible? Partagent-ils des intérêts et
des valeurs qui ressemblent aux
miens ou les complètent? Les
activités proposées correspondent-elles
à mes intérêts? Mon horaire me
permet-il de devenir membre active
de ce réseau?
2. Un
certain effort est parfois
nécessaire
Bien que j’aime les rencontres de
BNI et celles du Réfap, certains
matins je préfèrerais rester couchée
plutôt que de me lever à 5 h 30 pour
aller à un petit-déjeuner de
réseautage. Comme je suis une
travailleuse acharnée, je trouve
également difficile de quitter mon
bureau plus tôt pour assister à un 5
à 7. Cependant, lorsque je monte
dans ma voiture pour me rendre à la
rencontre, mon enthousiasme revient
à l’idée que je vais rencontrer des
dizaines de gens d’affaires motivés
qui ont fait l’effort, eux aussi, de
se lever tôt ou de quitter leur
entreprise pour quelques heures.
3. La
constance est récompensée
Sophie recommande aux travailleurs
autonomes en coaching de faire trois
activités de développement des
affaires par semaine. «L’objectif
est simple et accessible. Les gens
ont tendance à tomber dans des
extrêmes, soit beaucoup d’activités
de réseautage, soit rien du tout.
Cette «règle de trois» permet de
bâtir un muscle constant, à un
rythme plus soutenable. De plus,
elle permet également de cibler et
de prioriser les activités de
développement des affaires qui sont
les plus pertinentes pour l’individu
ou l’entreprise. Par exemple, si
vous recevez ou suscitez cinq
invitations au courant d’une semaine,
vous pouvez tout d’abord vérifier
quelles activités vise votre
clientèle cible, celles qui vous
procurent le plus de plaisir et
celles qui vous permettent de rester
en phase avec votre charge de
travail ou encore avec votre vie
personnelle. La clé est de bâtir une
habitude qui restera (trois est un
chiffre accessible et simple) et qui
assurera un développement à long
terme.»
4. Les meilleures
relations d’affaires prennent du
temps à se développer
À moins d’un coup de foudre, la
plupart des relations
interpersonnelles prennent du temps.
C’est la même chose dans les
relations d’affaires. Il faut se
mériter la confiance de l’autre
avant d’obtenir une bonne
recommandation. En plus d’être
présent aux activités, les liens se
tisseront mieux si nous effectuons
un suivi de la rencontre. Un
courriel, un appel, ou encore mieux,
une carte écrite à la main pour
remercier notre interlocuteur ou
pour partager une information utile
suite à la conversation que nous
avons eue, démontre notre grande
capacité d’écoute et un intérêt
sincère. Une invitation à une
rencontre à l’extérieur du réseau
vous permettra également de mieux
vous connaître mutuellement. C’est
ce qu’on appelle une rencontre de
développement des affaires.
5. Il
faut parfois surmonter sa timidité
pour obtenir des résultats
«Si j’avais grandi d’un pouce chaque
fois que je suis sortie de ma zone
de confort depuis que je suis en
affaires, je mesurerais plus de 6
pieds aujourd’hui et vous devriez
lever la tête pour me saluer». C’est
par cette phrase que j’ai commencé
ma présentation lors du 5 à 7 des
candidates au Prix du Réfap, en
janvier 2006. C’est tellement vrai
que sortir de sa zone de confort
fait grandir. Mes bénéfices sont
nombreux : je me suis fait de
nouveaux amis, j’ai obtenu mon
permis de conduire à 37 ans, j’ai
aidé d’autres adjointes à démarrer
leur entreprise, j’ai plein de
ressources, j’ai mérité le titre de
Travailleuse autonome de l’année et
celui de Jeune Travailleur autonome
du Québec dans le cadre du Concours
ARISTA, organisé par la BMO!
6. Le
réseautage sous toutes ses formes
Généralement, lorsque nous entendons
le mot «réseautage», nous pensons
tout de suite à un regroupement de
gens d’affaires, comme un déjeuner
ou un 5 à 7. Or, le réseautage «virtuel»
est tout aussi puissant. Ça fait
longtemps que des gens qui partagent
un intérêt commun se réunissent dans
des Forums de discussion afin
d’échanger des trucs et des idées.
De
nos jours, plusieurs regroupements
de professionnels ont leur groupe de
discussion. D’ailleurs c’est sur un
Forum de discussion réservé aux
membres du Canadian Virtual
Assistant Network que j’ai développé
de belles amitiés avec des collègues
adjointes virtuelles, et j’ai eu le
privilège de les rencontrer en
personne le 2 mai lors du premier
Forum on Virtual Assistance à
Toronto, qui regroupait
soixante-quinze adjointes virtuelles
du Canada et des États-Unis.
Avec
l’avènement du Web 2.0, les réseaux
sociaux sont également de plus en
plus nombreux. Les gens d’affaires
utilisent de plus en plus les
blogues, LinkedIn et Facebook. Pour
Facebook, il suffit simplement de
bien choisir ses amis.
En
somme, savoir réseauter est un
muscle qui se développe, même pour
les plus timides, et j’en sais
quelque chose! Nous sommes largement
récompensés lorsque nous arrivons à
une masse critique de gens qui nous
connaissent et comprennent bien ce
que nous faisons. C’est là que le
plaisir des références fait son
apparition et nous permet de
développer notre clientèle avec plus
d’aisance. Tout cela avec le bonheur
de connaître et d’aider encore plus
de gens!